Et on ne peut que remarquer à quel point les nouvelles générations sont rapides et ouvertes d’esprit. Certains parlent à leurs parents d’Anges, de la vie après la mort ou de la « lumière ».
Mais sérieusement : que propose-t-on à ces enfants ? Et que propose-t-on aux enfants en général ? - Les mêmes écoles que nous avons connues, et un monde plus dur, plus froid, plus violent. Dans ce cas, quel changement espérer ?
La vision du monde que nous leur transmettons est celle qui nous a conduits à la destruction de la planète, par l’économie toute-puissante. Nous serions alors fous d’attendre d’eux des miracles, alors qu’ils passent des heures devant des programmes de télé abrutissants et malsains, qu’ils sont nourris d’aliments industriels bourrés d’OGM et d’additifs nocifs. Comment pourraient-ils conserver leur « élévation vibratoire » ? Comment pourront-ils parvenir à l’âge adulte sans perdre la mémoire de qui ils sont ? Nous-mêmes avons connu cette amnésie. Et nous travaillons fort pour nous souvenir que nous sommes avant tout une âme.
J’ai rencontré récemment une institutrice très éveillée qui vivait mal sa position de fonctionnaire. Elle se sentait comme un pion pris dans un jeu plus grand qu’elle, impuissante à transmettre ses prises de conscience. « Le programme enseigne des choses fausses et nocives pour l’âme me dit-elle. Je suis payée pour expliquer à mes élèves une façon de voir la vie qui leur sera fatale. J’ai beau remarquer des enfants très éveillés, ils le sont un peu moins chaque jour. Ils plient sous le coup de notre société. En s’adaptant à notre monde dénaturé, ils se dénaturent eux-mêmes inévitablement ».
Mon amie me parlait par exemple des cours d’histoire qu’elle donne à ses élèves de primaire. « Je leur parle de l’Egypte ancienne, et tous sont fascinés. C’est l’un des rares moments où tout le monde écoute bouche ouverte… Je leur parle des croyances des Egyptiens, de leur façon de voir la vie. Pharaon devait par exemple accomplir les rites du lever du soleil. Il devait demander au soleil de se lever sur l’Egypte, et d’apporter l’abondance, la paix dans tous les cœurs. S’il ne le faisait pas, le soleil ne se lèverait pas.
Je leur raconte cela mais je ne peux pas leur dire le fond de ma pensée. Ce n’est pas une superstition ridicule mais une vision belle et poétique de la vie. Et on a beau en rire (et apprendre aux enfants à en rire) aujourd’hui, on ne regarde même plus le soleil se lever. On est trop pressé. A l’heure où le soleil se lève, chacun est seul dans son auto, avec pour compagnie les informations du jour à la radio.
De la façon dont est conçu l’enseignement aujourd’hui, mes élèves sont amenés à considérer les Egyptiens anciens comme des arriérés. Et tout leur dit que nous sommes les plus évolués. Le but est d’en faire des adultes endoctrinés par le matérialisme et le progrès ».
Je pense comme elle que le travail d’éveil des consciences doit commencer par les adultes, car les enfants n’ont pas besoin d’éducation pour une belle vie. Ils la portent naturellement en eux. C’est en imitant les comportements des adultes qu’ils renoncent à leur voix intérieure.
Changeons nous-mêmes, et les enfants se sentiront le droit de vivre en accord avec leur âme. Le monde sera plus beau, sans aucun doute. Car chaque enfant (souvenez-vous…) porte un potentiel de lumière et de joie qui peut illuminer le monde entier.
Votre magazine L’Initiation a pour but l’éveil des consciences. Nous vous souhaitons une excellente lecture !
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